Jacques MARMET

Opticien alpiniste

Seven Summits

Ascension du Mont-Blanc par l'arete du Gouter avec Yves

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Et de 3, après la 1ére ascension du MONT-BLANC le 30 juillet avec Dominique, la 2éme le 1er septembre avec Gaby et Didier, je viens de réaliser ma 3éme ascension hier 17 septembre avec Yves et la 16éme au total. Si la montée au refuge du Goûter s’est faite sans soucis, sous grand soleil radieux, les informations météorologiques du lendemain étant un peu pessimiste, nous avons préféré partir le plus tôt possible, le petit déjeuner n’étant servi qu’à 3h00, nous l’avons shunté et avons commencé la montée à 2h45 tranquillement car un cameraman et un preneur de son, nous suivaient pour les besoins d’un film, malheureusement le caméraman qui avait bien monté l’arête du Goûter la veille a rapidement explosé dans la montée du Goûter nous retardant, à l’épaule nous décidons de poursuivre toujours lentement jusqu’au refuge du Vallot nous demandant si il allait nous rejoindre malgré tout.

Si nous montions par un temps dégagé, les étoiles étaient visibles, mais un vent glacial s’est invité avec de temps en temps du grésille qui nous fouettait le visage et nous refroidissait complètement le corps et les doigts, malgré un bon équipement. Au Vallot toujours personne, nous décidons de poursuivre Yves et moi en oubliant nos compagnons sans savoir exactement se qu’il faisaient, dans les Bosses nous doublons tous ceux partis une heure avant nous, mais sur la longue arête sommitale le vent forci et me faisait douter sur les conditions de sécurité, mon angoisse était qu’une rafale plus forte qu’une autre nous pousse dans la pente, et à force de volonté nous découvrons le sommet à 6h15 dans la nuit la plus complète, seules les lueurs de Chamonix en contre bas étaient visibles, dommage pour Yves qui n’a pas pût profiter du somptueux paysage habituellement visible à cet endroit, je ne vous parle même pas des photos super pourries que nous avons faites même avec le flash.

Puis nous entamons notre descente toujours dans la nuit, c’est à la hauteur du Vallot que le jour commence à se lever mais le brouillard s’invite et la visibilité par moment est limite surtout sur le Dôme. Il est 8h00 lorsque nous arrivons de nouveau au refuge du Goûter soit 1h45 pour la descente, Yves qui était en tête n’a pas traîner. Petite pause déjeuner, puis descente sans crampons, pour une fois, de l’arrête, toujours accompagné par des rafales de vents violents, jusqu’à la gare de du Nid d’aigle, atteinte à 12h45, là aussi on a pas traîné.