Jacques MARMET

Opticien alpiniste

Seven Summits

Drame sur le Shishapangma septembre 2014

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Mes impressions en observant les mauvaises conditions de neige liées au fortes chutes dûent à la mousson du mois d'août et surtout aux anormales températures élévees à 6000m, confirmées par mon ami sherpa Phurba avec qui j'ai fait 3 expéditions dans l'himalaya qui m'a presque interdit de poursuivre mon projet, m'ont données malheureusement raison car exactement 6 jours aprés mon départ du Shishapangma une avalange a tuée 2 alpinistes que je connaissais et bléssée un autre (comme quoi, j'ai eu une bonne étoile avec moi)

Steck et Böhm sauveteurs malheureux sur l'avalanche du Shishapangma

Par Cedric Larcher
Article saisi le Mercredi 08 Octobre 2014
06:45

Décidément le destin himalayen de l’Allemand Benedikt Böhm, patron de la marque Dynafit et skieur alpiniste ultra rapide, est jalonné de grands drames. Il y a deux ans on l’avait déjà connu premier secouriste sur le Manaslu où une avalanche avait emporté onze personnes. La semaine dernière c’est sa propre équipe lancée dans un nouveau défi de rapidité à skis, à 8000 qui a été endeuillée. Avec son compatriote Sébastien Haag et l’Italien Andrea Zambaldi, le team Dynafit projetait d’enchainer le Shishapangma (8013m) et le Cho Oyu (8201m) en un temps records au cours d’un défi intitulé Double 8 en moins 7 jours, avec liaison en VTT. Au camp de base de ce premier sommet un autre adepte de la rapidité, en alpinisme pour sa part, Ueli Steck, venu avec son épouse Nicole, s’est joint à eux avec l’Allemand Martin Maier. 
A la fin de l’après-midi du 23 septembre Steck et Böhm sont partis du camp de base du Shishapangma à 5600m dans l’objectif d’atteindre le sommet le lendemain matin. Ils devaient rejoindre Haag, Maier et Zambaldi qui démarraient des camps 1 (6300m) et 2 (6800m) 
Les cinq hommes évoluaient ensemble au-dessus du camp 3 à près de 7100m vers 2 heures du matin. L’équipe faisait la trace dans des conditions difficiles avec un vent plus fort que prévu et selon le rythme pouvait atteindre le sommet vers 8 heures. A 6h55, Haag, Zambaldi et Maier ont été pris par une avalanche à 7.900m, 100m sous le sommet. Les trois hommes ont été emportés sur 600m de dénivelé vers un autre versant de la montagne dans un glacier très pentu. Steck et Böhm, miraculés, ont tout de suite prévenu le camp de base alors qu’ils descendaient au camp 3 pour sonder dans la zone de l’avalanche. Ils ont essayé d’approcher de la zone par différents accès durant plus de 4 heures. Las dans ce secteur du Tibet il n’y a aucun moyen de secours aérien. Le lendemain seul Maier a pu rejoindre vivant le camp 3. Il n’y a plus aucun espoir de retrouver vivants ses deux compagnons.

https://www.youtube.com/watch?v=Sp95UJMeyEk

 

Avalanche au Shishapangma (8 013m) : deux alpinistes disparus, U. Steck et B. Böhm portent secours. 

Publié le 25 septembre 2014 par 

Ulysse Lefebvre 

Benedikt Böhm (Allemand, directeur de la marque Dynafit), Andrea Zambaldi (Italien) et Sebastian Haag (Allemand), tous trois athlètes de l'équipe Dynafit ont débuté leur projet Double-8 en ce mois de septembre. L'objectif : gravir le plus vite possible deux sommets de 8000m, le Shishapangma (8 013m, Tibet) et le Cho Oyu (8 201m, Tibet), tout en reliant les deux montagnes (170km) à pieds et en vélo, en moins de 36h. Le trio est rapidement rejoint par Martin Maier (All.) et Ueli Steck (CH). Lors de leur deuxième essai vers le sommet du Shishapangma, Zambaldi, Haag et Maier sont pris dans une avalanche. Zambaldi et Haag sont toujours portés disparus. 

Arrivée au Tibet en septembre, l'équipe de "speed-climbers" parmi les meilleurs du moments (B. Böhm est un skieur-alpiniste chevronné et on ne présente plus U. Steck) se lance dans un second (et dernier) essai pour atteindre le plus vite possible le sommet du Shishapangma, premier 8000 de l'expéditon double-8. Une semaine plus tôt, l'équipe avait dû rebrousser chemin vers 7 700m pour cause de conditions de neige dangereuses. 

Ce 23 septembre, et d'après les premières informations issues du camp de base et de la communication de DynafitBenedikt Böhm et Ueli Steck commencent leur "speed ascent" depuis le camp de base (5 600m) vers 16h30 (heure locale). Leur objectif est d'atteindre le sommet le lendemain matin, rejoints par Haag parti du Camp 1 (6 300m), puis par Maier et Zambaldi, partis du Camp 2 (6 800m). 

Comme prévu, Böhm et Steck retrouvent Haag au C1 vers 20h. Au même moment, Zambaldi et Maier quittent le C2 vers le sommet. Tous se retrouvent vers 7 100m à 1h du matin, le 24/11, puis atteignent le C3 (7 300m) à 2h. Depuis le C2, l'équipe doit faire la trace dans des conditions de neige profonde.   Vers 7 700m, Böhm envoie un message au camp de base : "La neige profonde, soufflée par le vent, nous tue". Puis vers 7 850m :  "On se bat, on se bat, on se bat. Des tonnes de neige et un gros risque d'avalanche. Frustration !" Ils sont à 100m de dénivelé du sommet vers 6h50 et les conditions sont toujours rudes. 

A 6h55, le message de Böhm s'avère prémonitoire. Zambaldi, Haag et Maier sont emportés par une avalanche sur 600m de dénivelé, au dessus d'une section raide de séracs. Immédiatement, Böhm et Steck donnent l'alerte et demandent du secours au camp de base. Ils redescendent ensuite vers le C3 et rejoignent le lieu de l'avalanche. Pendant plus de quatre heure, ils tentent d'approcher la zone par différents côtés, en vain. 

 

Peu de détails ont pour l'instant filtré mais il semble que Maier soit réapparu le lendemain matin au C3, ce jeudi 25, après une journée et une nuit passées dehors. Il aurait été aidé par les guides et porteurs pour sa redescente au camp de base. Quant à Sebastian Haag et Andrea Zambaldi, les chances de les retrouver en vie sont désormais nulles. Ils avaient respectivement 36 et 32 ans et étaient tous deux forts skieurs et trailers. 

On attend d'autres informations concernant ce triste évènement qui vient, une fois de plus, contrecarrer les ambitions himalayennes de Benedikt Böhm. En septembre 2012, l'allemand était aux premières loges de la terrible avalanche qui balaya le C3 du Manaslu et coûta la vie à onze alpinistes. Ayant installé son camp à l'écart du C3 habituel, il fut épargné par l'avalanche et pu porter assistance aux victimes au beau milieu de la nuit.


L'équide de l'expédition Double-8, le 22 septembre 2014. ©Dynafit

 Steck et Böhm sauveteurs malheureux sur l'avalanche du Shishapangma

Par Cedric Larcher
Article saisi le Mercredi 08 Octobre 2014
06:45

Décidément le destin himalayen de l’Allemand Benedikt Böhm, patron de la marque Dynafit et skieur alpiniste ultra rapide, est jalonné de grands drames. Il y a deux ans on l’avait déjà connu premier secouriste sur le Manaslu où une avalanche avait emporté onze personnes. La semaine dernière c’est sa propre équipe lancée dans un nouveau défi de rapidité à skis, à 8000 qui a été endeuillée. Avec son compatriote Sébastien Haag et l’Italien Andrea Zambaldi, le team Dynafit projetait d’enchainer le Shishapangma (8013m) et le Cho Oyu (8201m) en un temps records au cours d’un défi intitulé Double 8 en moins 7 jours, avec liaison en VTT. Au camp de base de ce premier sommet un autre adepte de la rapidité, en alpinisme pour sa part, Ueli Steck, venu avec son épouse Nicole, s’est joint à eux avec l’Allemand Martin Maier. 
A la fin de l’après-midi du 23 septembre Steck et Böhm sont partis du camp de base du Shishapangma à 5600m dans l’objectif d’atteindre le sommet le lendemain matin. Ils devaient rejoindre Haag, Maier et Zambaldi qui démarraient des camps 1 (6300m) et 2 (6800m) 
Les cinq hommes évoluaient ensemble au-dessus du camp 3 à près de 7100m vers 2 heures du matin. L’équipe faisait la trace dans des conditions difficiles avec un vent plus fort que prévu et selon le rythme pouvait atteindre le sommet vers 8 heures. A 6h55, Haag, Zambaldi et Maier ont été pris par une avalanche à 7.900m, 100m sous le sommet. Les trois hommes ont été emportés sur 600m de dénivelé vers un autre versant de la montagne dans un glacier très pentu. Steck et Böhm, miraculés, ont tout de suite prévenu le camp de base alors qu’ils descendaient au camp 3 pour sonder dans la zone de l’avalanche. Ils ont essayé d’approcher de la zone par différents accès durant plus de 4 heures. Las dans ce secteur du Tibet il n’y a aucun moyen de secours aérien. Le lendemain seul Maier a pu rejoindre vivant le camp 3. Il n’y a plus aucun espoir de retrouver vivants ses deux compagnons.

 

https://www.youtube.com/watch?v=Sp95UJMeyEk